Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Megworld

http://2.bp.blogspot.com/-EbiXD1RJmvE/UK-px_gYEcI/AAAAAAAAA8A/d3XKxeItebw/s1600/vivants.jpg

Bragelonne - 21 octobre 2011 - 318 pages - 17 euros

 

Résumé de l'éditeur :

 

Une émouvante parabole sur notre époque et la nostalgie d'une vie pleine. R est un zombie. Il n'a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve. Dans les ruines d'une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C'est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C'est le début d'une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse. Ce n'était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts. Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l'aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

 

Mon avis :

 

J'avais entendu beaucoup de bien de ce roman. Il fait partie des coups de coeur de plusieurs amies blogueuses et j'espérais qu'il en serait un aussi. Pas de bol, c'est loupé mais je vous rassure, j'ai passé un excellent moment de lecture même si encore une fois, il a manqué un petit quelque chose pour qu'il entre dans le club de mes romans préférés.

 

J'ai aimé R dès les premières lignes. C'est un zombie, il le sait, il n'aime pas sa condition mais il l'accepte. Il ignore son passé, son nom, comment il est mort, il se contente de survivre dans un monde dévasté. Dès le début, Isaac Marion nous laisse entrevoir son univers puisque R va manger avec son ami M. Il se nourrit de cerveaux humains et même s'il culpabilise un peu, il se fait une raison. Il ne faut pas être sensible pour lire Vivants même si au final, il n'est pas très gore comparé à d'autres. Ce n'est pas une histoire où des humains essayent de survivre en tuant des zombies, c'est l'histoire d'un mort qui aimerait redevenir vivant. 

 

Lorsqu'il rencontre, Julie, tout change. R dévore le cerveau de son petit ami et des brides de souvenirs du mort lui font connaître cette jeune fille. Il la protège et lui évite une fin tragique. 

J'ai particulièrement aimé la romance de Vivants car elle se développe doucement et n'en est finalement une qu'à la fin du roman. Dès que R sauve Julie, il se met à éprouver des choses, retrouvant petit à petit son humanité et c'est ce qui fait tout le roman. 

R est émouvant, il se bat contre sa nature pour devenir quelqu'un d'autre, grâce à Julie. Finalement, je n'ai pas été plus émue par la romance mais vraiment par son évolution. Julie est quant à elle un personnage attachant mais toute mon attention s'est portée sur R qui est rentré dans le top dix de mes héros favoris. 

 

J'ai moins aimé les flash-back sur Perry que R voit dans sa tête. Ils ont fait "baisser la note" car je n'ai pas du tout accroché avec Perry et je n'ai pas été très choquée par sa mort. Ces scènes sont importantes car c'est aussi grâce à elles que R évolue mais à chaque fois, j'avais hâte qu'elles se terminent pour retrouver mon zombie préféré.

 

Pour conclure, Vivants et un roman qui m'a fait sourire et qui m'a également beaucoup touchée. Isaac Marion a une plume poétique malgré le thème des zombies, je me suis régalée. Je vous recommande ce roman qui se démarque de toutes les autres histoires de zombies. J'ai également hâte de voir son adaptation : Warm Bodies qui sort en salle à la fin du mois. 

Je me demande aussi si une suite est prévue. La fin se suffit à elle même mais j'aimerais beaucoup revoir R et savoir comment les choses vont évoluer... A surveiller!

 

8,5/10

Commenter cet article

Mélanie 12/03/2013 15:43


J'avais adoré cette lecture ! Elle était très différente des autres et c'était une première pour moi ! J'avais adoré le personnage de R qui est vraiment touchant, à sa façon certe.


Je ne sais pas ce que va donner l'adaptation cinématographique par contre...

viou03 02/03/2013 20:16


comme tu le dis , l'écriture d'Isaac Marion est très poétique . je me suis aussi posée la question de savoir s'il y aurait une suite: la fin est ouverte.