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Publié par Megworld

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Fleuve Noir - 13 octobre 2012 - 330 pages - 20,90 euros

 

Résumé de l'éditeur :

 

Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au coeur d'un environnement hostile. Deux inconnus et son chien constituent ses seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville, et si le troisième est libre, sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a amenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'impose, impérieuse : jusqu'où faut-il aller pour survivre ? Dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, Franck Thilliez joue à décortiquer l'âme humaine, confrontée aux situations de l'extrême...


L'avis de Damien :

Jonathan Touvier est un ancien alpiniste dont la femme est mourante. L’histoire commence alors qu’il se réveille enchainé dans un ravin avec deux hommes qui lui sont inconnus. Ils n’ont d’autre choix que d’apprendre à se connaitre, à vivre ensemble, à s’organiser pour survivre et économiser les vivres… Pourtant, chacun semble conserver une part de mystère. Et que signifient ces questions que chacun a dans le dos : Qui sera le voleur ? Qui sera le menteur ? Qui sera le tueur ? Si nous attribuons rapidement une phrase à chaque personnage, les révélations distillées tout au long de l’histoire jettent le trouble dans nos certitudes.

Bien sûr, les prisonniers ont également d’autres questions en tête : pourquoi sont ils enfermés, par qui, pourquoi ensemble et surtout comment sortir ? Comme d’habitude avec Franck Thilliez, on sent qu’il s’est renseigné et que rien n’a été laissé au hasard : comment optimiser le rationnement, les différentes phases physiques (sensation de froid, affaiblissement…) et psychologiques (hallucinations, espoir, résignation…) par lesquelles passent les personnages.

Le style est agréable tout comme le fait que le récit soit entrecoupé de citations et d’extraits de documents réels ou non concernant l’alpinisme ou la solitude.
En revanche, j’ai été déçu de ne pas avoir de sensation d’oppression alors que c’est précisément ce qui donne tout son intérêt à un huis clos. Connaissant assez bien l’auteur, je m’attendais vraiment à sentir une gène liée à l’environnement mais ca n’a pas été le cas. De plus on se trouve rapidement confronté à des longueurs. A cela s’ajoute que je suis parvenu à connaitre le fin mot de l’histoire relativement tôt ce qui gâche un petit peu le plaisir de ce genre de roman. Appréciable en revanche le fait que l’on connaisse la raison de ce calvaire même si je trouve que c’est un peu capilotracté.
J’ai donc trouvé ce livre agréable mais sans plus. Je ne le conseille pas à qui voudrait découvrir l’auteur : il est capable de bien mieux comme le prouve le reste de son œuvre.

5/10

L’extrait en plus :
Mes paroles bondissent de loin en loin. Tout résonne, chaque son est amplifié. D’un coup mon cœur se serre, je me plie avec l’envie de vomir. Mais rien ne sort. J’essaie encore d’avancer, ma chaine se tend au maximum et mes semelles atteignent une ligne rouge, au sol. Je me baisse. De la peinture sèche… La ligne part à droite, à gauche, en arc de cercle. A l’évidence, cette frontière désigne mon territoire. Une prison dans une prison. Je me prends la tête dans la main. La ligne de peinture, le thermomètre, l’appareil photo, les disques vinyle… Cela semble tout à fait irrationnel.

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hubi78 08/02/2013 11:44


Salut,


Ce résumé m'a l'air bien alléchant. Je crois que je vais l'acheter :)