Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Megworld

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2014/01/30/heritiers-camelot-1486470-616x0.jpg

MA Editions - 978-2822402897 - 5 février 2014 - 444 pages - 17,90 euros 

 

Résumé de l'éditeur :

 

Par une nuit d’été, dans un château perdu au milieu des collines galloises, un vieil homme est arraché de son sommeil par un rêve prémonitoire. Une ancienne prophétie est sur le point de lui être révélé. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un antiquaire américain se vide de son sang sur le sol de sa boutique après avoir été poignardé. À San Francisco, Mitzi Fallon commence son nouveau job d’agent du FBI au Service des crimes historiques, religieux et inexpliqués. Lorsqu’on découvre qu’une précieuse relique celte a été dérobée à l’antiquaire assassiné, Mitzi se retrouve impliquée malgré elle dans un mystère qui va la mener en Grande-Bretagne, sur les traces d’un homme jadis relégué au rang de mythe : le roi Arthur. La légende du Roi Arthur est sur le point de prendre vie...

 

L'avis de Damien :

 

C’est avec une grande curiosité que je me suis lancé dans la lecture de ce livre. En effet, si je suis un habitué des romans ésotériques (particulièrement lorsqu’ils ont un lien avec les templiers), je n’avais encore jamais lu d’histoire en lien avec les chevaliers de la Table Ronde. Ma seule inquiétude : que la légende arthurienne ne soit finalement qu’un drapeau que l’on agite pour attirer le lecteur sans que celle-ci n’occupe une véritable place dans l’intrigue. C’est plus ou moins le cas. En effet, l’auteur replace le mythe au cœur du monde actuel. Il suffit d’ailleurs de regarder les noms choisis pour s’en rendre compte (le Français Lance pour Lancelot, Myrddin pour Merlin…). Mais ce n’est pas suffisant à mon goût.


Sam Christer aurait également pu tomber dans la facilité en prenant pour personnage principal l’héritier de l’un des chevaliers voire d’Arthur lui-même. L’héroïne est en réalité une enquêtrice américaine qui vient de prendre son poste dans un service quelque peu spécial, celui des crimes historiques, religieux et inexpliqués. A 39 ans, Mitzi Fallon tente de refaire sa vie avec ses deux ados. Rien de vraiment exceptionnel. Et c’est finalement un peu ce que je reproche au personnage. Je la trouve lisse et ce n’est pas le pseudo caractère dont l’auteur l’a doté qui arrange les choses. Son agressivité chronique est plus agaçante qu’intéressante et reflète son manque de profondeur. Finalement tout le contraire d’Owain qui, bien qu’un peu moins principal, est bien plus creusé et a un rôle presque aussi important que Mitzi.

 

En effet, il est le lien avec le roi Arthur puisqu’il n’est autre que son descendant. A ce titre, il est l’un des membres les plus éminents de l’OSSA, sorte de groupuscule héritier de la chevalerie qui s’efforce de faire régner le bien. C’est malheureusement la seule véritable apparition d’Arthur et ses compagnons dans l’intrigue… Du coté du mal (puisque le monde d’aujourd’hui est semble-t-il horriblement manichéen…). Al Qaida tente de faire sauter le monde entier à coup de bombes artisanales. On a de nouveau la sensation que l’auteur pêche par facilité et fatalement, le récit perd en crédibilité.

Pour ce qui est de la forme, le style de Sam Christer n’est pas désagréable, bien au contraire. Les chapitres très courts s’enchaînent, ce que je trouve assez agréable lorsque le nombre de vues est limité. Ici, le nombre de personnages suivi est trop important, ce qui donne l’impression de se perdre dans l’histoire et dans le rôle de chacun. Cet obstacle est assez vite franchi lorsqu’on s’enfonce dans le récit.


Pour conclure, j’ai trouvé cette lecture assez sympathique mais sans plus. En effet, l’histoire ne tient pas toutes ses promesses et on a le sentiment que les liens avec le passé auraient pu être mieux/plus exploités (un ennemi ancestral peut-être ?). Par ailleurs l’opposition entre le bien et le mal (que ce soit entre l’OSSA et Al Qaida ou dans la vie de tous les jours) est parfois caricaturale. Le style de l’auteur est bon et, au-delà des défauts précités, celui-ci parvient à donner envie au lecteur de connaître le dénouement.


3/5 

Commenter cet article