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Megworld

La porte d'Orphée, Tim Kring

Megworld

http://baba.livraddict.com/wp-content/uploads/2011/04/LA_PORTE_DORPHEE.jpg

Michel Lafon - 20 janvier 2011 - 424 pages - 19, 77 euros

 

Résumé :

 

Octobre 1963 : Chandler Forrestal, jeune étudiant fauché, n'aurait jamais dû entrer dans ce bar. Il n'aurait jamais dû parler à cette belle brune, ni lui offrir un verre. Car la CIA l'a choisi comme

cobaye d'une « expérience » destinée à tester les effets du LSD sur l'esprit humain. Forrestal en ingère une dose massive, et développe d'effrayants pouvoirs psychiques : hyper-vigilance, lecture dans les pensées, prise de contrôle du cerveau, ou capacité à provoquer des hallucinations… Il dévoile ainsi un complot visant à assassiner le président Kennedy. Forrestal devient l'homme à abattre. Poursuivi à travers les Etats-Unis par des agents de la CIA et des tueurs de la mafia,

parviendra-t-il à changer le cours de l'histoire ?

 

L'avis de Damien :

 

J’ai été très déçu par ce livre. En effet, le synopsis était prometteur et son auteur est notamment connu pour être le scénariste de la série à succès « Heroes ». Bien que je ne sois pas fan de cette série, l’idée d’utiliser le LSD pour développer des pouvoirs à une époque ou l’armée expérimentait un certain nombre de drogues (le début des années 60) avec pour possible effet de changer l’histoire me plaisait fortement. Malheureusement le récit n’a pas tenu ses promesses.

 

Tout d’abord, il y a plus ou moins 4 personnages principaux. Melchior qui travaille pour la CIA, Beau Christian (un nom tout droit venu d’une autre planète il faut bien l’avouer) qui travaille pour le FBI (comme par hasard), Naz pour la touche de charme et enfin Chandler, le personnage au centre de l’action puisque c’est lui qui développe des pouvoirs. On sent rapidement qu’il y’a un potentiel : l’humour noir de Melchior, la relation naissante entre Naz et Chandler et surtout Beau-Christian qui… non en fait dès le départ il n’a aucun intérêt (et malheureusement ca continue par la suite). Pourtant, tout comme pour le synopsis, on reste sur notre faim. Melchior devient assez rapidement lourd bien que ce soit le seul qui ait véritablement un poil de charisme. Plusieurs personnages meurent, ce qui n’est pas vraiment gênant… mais réapparaissent (ce qui est plus dérangeant). Une fois ça va, au bout de deux c’est déjà répétitif. Chandler, étudiant éternel, neveu d’un politicien suicidé, en déprime totale (pitié abrégez ses souffrance !!!) n’assumera jamais son statut de personnage central. Pourtant, le hasard (qui apparemment ne fait pas toujours bien les choses) a voulu qu’il soit le seul à réagir de cette manière au LSD ! Placer un anti-héros en haut de l’affiche peut-être intéressant si c’est bien fait. Ça n’est pas le cas ici. Ses réactions sont prévisibles et inintéressantes Au contraire Naz pourrait jouer un plus grand rôle mais doit se contenter d’être baladée d’un coin à l’autre. Comme dit précédemment Beau-Christian ne sert à rien, il passe son temps à suivre : il se rend là où se trouvent les personnages, menant un semblant d’enquête.

 

En ce qui concerne l’histoire, elle contient un certain nombre d’éléments inutiles, est parfois brouillonne voire incompréhensible. A cela s’ajoutent les délires de l’auteur : par l’esprit, les capacités de Chandler sont infinies (très pratique) ou presque puisqu’il a besoin de LSD. Cependant ce problème est minime puisqu’on en trouve à chaque coin de rue…

 

Vous l’aurez compris, rien ne m’a vraiment convaincu. 

3/10 


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