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Publié par Megworld

B.Editions - 16 octobre 2014 - 384 pages - 15 euros

 

Résumé de l'éditeur :

 

1919. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égale que le cynisme. 

 

Mon avis :

 

J'étais très heureuse de faire partie des blogueuses contactées par B. Editions, un tout nouvel éditeur. Pour cette première publication, B. Editions ont choisi de publier "Les brumes de Grandville", un roman fantastico-historique de Gwendoline Finaz de Villaine. Ce premier tome d'une trilogie a été une belle découverte, j'ai aimé le contexte historique, l'histoire et le style de l'auteure!


Le roman m'a, dès les premiers chapitres, aussitôt emportée. Nous faisons la connaissance de Apolline, une orpheline qui possède un véritable don pour la musique. Après la guerre, Apolline doit travailler pour survivre. Au lieu d'aller à l'usine, comme de nombreuses femmes de l'époque, la jeune fille de dix-sept ans se fait employer comme professeur de musique par une riche famille. En échange de leçons de chant et de piano aux deux filles de la Comtesse, Apolline et nourrie et logée au château. Elle est à peine arrivée que sa vie est déjà chamboulée par l'apparition d'un fantôme! Elle qui n'a jamais cru aux esprits est secouée par cette rencontre qui va ajouter du danger à son quotidien. Le fantôme est un jeune homme à la voix envoûtante et il a besoin de son aide. Pour cela, Apolline va devoir fouiller la demeure de la Comtesse mais pour trouver quoi ? Qui est ce fantôme et que lui veut-il ? 
Le roman est bien construit. Il commence comme un roman historique puisque l'auteure place immédiatement le contexte. Plus on avance, plus le fantastique s'installe par petite touche, donnant au roman une atmosphère énigmatique. J'ai aimé que cette romance paranormale "young adult" se déroule à une autre époque. Le lycée, les copines, c'est du vu et du revu. Gwendoline Finaz de Villaine s'est bien renseignée sur les années folles. Elle dépeint avec précision et justesse la vie, les lieux ou encore les tenues des gens de l'époque. La description est assez présente mais n'alourdit pas le texte. En effet, nous n'avons pas de gros bloc de description, bien au contraire. L'auteure nous aide à visualiser mais à petite dose, une ou deux phrases suffisent à placer le décor! Le cadre historique est pour moi LE plus gros point positif de cette histoire. Il apporte de l'originalité au roman qui en manque un peu au niveau du récit. 


La romance paranormale reprend les codes habituels du roman YA. Entre Apolline et le fantôme, c'est le coup de foudre. Même si la jeune femme ne peut le voir, sa voix l'obsède et la captive dès le premier instant. Leur relation va un peu trop vite parfois et manque de profondeur mais la romantique qui est en moi a été touchée par leur histoire. Apolline veut aider l'esprit (je ne vous dis pas son nom sciemment, pour ne rien spoiler de l'intrigue) et va mettre sa vie en jeu pour lui. Il faudra certainement attendre les prochains tomes pour voir une évolution dans leur relation. 
Apolline m'a beaucoup agacée au début. Elle a un défaut que je ne supporte pas chez les héroïne : c'est une girouette. Tantôt troublée par Hector, le fils de la Comtesse revenu de la guerre, tantôt sous le charme du fantôme, elle est guidée par ses hormones. Heureusement... l'auteure évite le triangle amoureux pour se focaliser sur l'histoire d'amour. Qui Apolline choisira-t-elle ? Le suspense n'a pas lieu d'être et nous sommes vite fixés. 
L'esprit est un personnage fascinant. Apolline est la seule à pouvoir le voir et au début, il va se servir d'elle pour atteindre son but. Il ne restera pas longtemps indifférent et se laissera vite consumer par ses sentiments. Il ignore s'il est vivant ou s'il est mort, il ne comprend pas comment il est arrivé là puisque son dernier souvenir remonte au champ de bataille. Apolline et l'esprit ne vivent pas dans le même monde, ils ne peuvent se voir que les soirs de pleine lune et ils savent qu'ils n'ont pas d'avenir ensemble mais qu'importe, ils s'aiment. 
Le style est entraînant et les dialogues respectent bien l'époque. Pas d'expressions trop modernes en vue et le langage familier des domestiques est expliqué avec des notes de bas de page. Avec "Les brumes de Grandville", on s'imagine sans peine en plein milieu des années 1920 ! 


Pour conclure, c'est une très jolie romance paranormale que nous offre Gwendoline Finaz de Villaine. Malgré le caractère énervant d'Apolline, j'ai vraiment aimé ce premier tome. Le fait qu'il se déroule dans les années folles joue beaucoup, c'est une époque intéressante mais si peu abordée et encore moins dans la littérature jeune adulte. L'autre série (à ma connaissance) qui se déroule à cette époque, c'est la trilogie "Ingénue" de Jilian Larkin aux éditions Bayard. Néanmoins, les héroïnes vivent Outre-Atlantique alors que "Les brumes de Grandville" se passe chez nous... en France! Il me tarde maintenant de lire la suite, la fin m'a énormément plu!

 

(Retrouvez le clip de Sachan Tran "Mort ou vivant", inspiré du roman "Les brumes de Grandville!)

 

★★★★☆
Une bonne lecture!

 

Merci à Stéphanie et à B.Editions de m'avoir proposé ce roman !

 

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